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Les avantages des mémoires SSD résident essentiellement dans le temps d’accès ultrarapide et la vitesse de lecture et d’écriture très élevée. Comme mémoires ne présentent aucun composant mobile, elles fonctionnent aussi de manière véritablement silencieuse. De plus, elles ne pèsent rien par rapport aux disques durs, sans compter qu’elles résistent mieux aux chocs et autres influences de la gravitation. Et enfin, elles consomment bien moins d’électricité. Toutefois, elles présentent aussi quelques inconvénients majeurs. Le prix en euros par Gigaoctet est de loin supérieur à celui d’un disque dur. La capacité de stockage par unité est loin d’être aussi importante que celle des disques durs, qui atteignent aujourd’hui le terabyte même dans les produits consommateurs. En outre, semble-t-il, les mémoires SSD “s’usent”. Après des réécritures fréquentes de la mémoire, une SSD se fait plus lente (même si on songe à des solutions à cet égard).
Les SSD devraient pouvoir contrer l’inefficacité du short-stroking. Celle-ci intervient lorsque de très grandes bases de données doivent être exploitées par de nombreux utilisateurs simultanément, ce qui obligent parfois plusieurs dizaines de disques durs à collaborer. Avec pour corrolaire, un usage toujours inefficace de l’espace de stockage. C’est surtout dans les plus petits environnements base de données fortement sollicités que les SSD devraient fournir un bon bénéfice d’efficacité, mais à un coût trop élevé.
Actuellement, cela signifie que le prix d’un stockage d’un gigaoctet tourne autour de 1,50 dollar pour les disques durs (SATA) et autour de 28 dollars pour les SSD. Par contre, les disques SATA coûtent 29 dollars par seconde pour l’input/output, contre 5 dollars pour le SSD. Les sociétés vérifieront elles-mêmes où se situe leur point de rupture. Il existe d’ailleurs des systèmes de stockage hybrides sur le marché qui associent des disques durs pour l’écriture intensive à la SSD pour la lecture intensive, comme le Seagate Momentus XT (illustration)
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