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C’est surtout l’aspect visionnaire de Jobs qui est loué par Fortune, mais pas uniquement. Bill Gates a beau avoir fait du PC un objet populaire, il a toujours travaillé sur cette donnée. En revanche, Jobs possède un réflexe ‘out of the box’. Lorsqu’il a rencontré des désaccords chez Apple, il a quitté le navire pour créer Pixar, une compagnie cinématographique qui travaille en animation informatique et qui a ensuite été reprise par Disney. Puis, lorsqu’Apple était sur le point de succomber, il a été accueilli à bras ouverts à Cupertino. A l’époque, en l’an 2000, Apple ne réalisait plus qu’un chiffre d’affaires de 5 milliards de dollars. Aujourd’hui, la société génère joyeusement 170 milliards.
Jobs est connu pour se moquer des études de marchés et des enquêtes clients. Coup sur coup, Apple a lancé des produits novateurs qui ont immédiatement trouvé acheteurs: pas uniquement des laptops ultrafins ou des desktops au look agréable, mais aussi les fameux iPods sans oublier l’iPhone qui remporte un franc succès malgré son coût élevé.
Fortune a décidé que Jobs a complètement bouleversé les marchés de la musique, du cinéma et de la téléphonie. Jobs décroche le titre de CEO de la décennie devant d’autres concurrents réputés comme Bill Gates de Microsoft, le gourou boursier Warren Buffett et Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google.
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